
Les défenseurs des droits humains TONA TONA Raymond, Président du Cadre de concertation de la Société civile du territoire de Songololo, et LUZAYADIO NSUNGANI, Président de l’Association des personnes vivant avec handicap de Kimpese, ont été libérés le vendredi 14 août 2026 après avoir été arrêtés le mercredi 12 août 2026 vers 14 heures à Kimpese, dans la province du Kongo Central en République démocratique du Congo.
Ces deux acteurs de la société civile accompagnent la population locale dans ses revendications en faveur d’une facturation plus transparente, juste et équitable de l’électricité. Après leur interpellation, ils ont été placés en garde à vue au cachot du camp de la Police nationale congolaise (PNC) de Kimpese avant d’être transférés à Mbanza-Ngungu.
Leur remise en liberté est intervenue à la suite d’un plaidoyer soutenu mené par le Consortium PP-DDH, avec l’implication déterminante du Président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Les interventions entreprises se sont notamment appuyées sur la Loi n° 23/027 du 15 juin 2023 relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits de l’homme en République démocratique du Congo, ainsi que sur les engagements pris par le Gouvernement congolais dans le cadre du quatrième cycle de l’Examen périodique universel (EPU) des Nations Unies.
Cette libération constitue un signal encourageant en faveur du respect des libertés fondamentales, de la participation citoyenne et de la protection des défenseurs des droits humains. Elle rappelle également le rôle essentiel que jouent les organisations de la société civile dans la promotion de la bonne gouvernance, de la transparence dans la gestion des services publics et du contrôle citoyen de l’action publique.
Nous saluons les efforts des autorités de la République démocratique du Congo en matière de protection des acteurs de la société civile et appellons au renforcement des mécanismes de prévention, de protection et de sanction afin de lutter efficacement contre les menaces, les intimidations, les atteintes à la vie, les arrestations arbitraires et les détentions irrégulières dont sont victimes certains défenseurs des droits humains car la consolidation de l’État de droit, la promotion d’une gouvernance participative et la préservation de l’espace civique passent nécessairement par la garantie des libertés publiques et la protection effective de celles et ceux qui œuvrent quotidiennement pour la défense des droits et intérêts des communautés.
L’équipe du FDAPID.




